lundi 8 novembre 2010

J'y pense.

8 novembre. Retour à la réalité. Je rentre hier après-midi de Normandie. Ce beau tapis de feuilles mortes rouges, jaunes, oranges. Là où le soleil nous réveille timidement, où les croissants nous attendent à table pour le petit déjeuner et la nature change chaque matin.
Retour à Bruxelles-la-grise. La ville aux gros nuages et aux gouttes de pluie. Aux pavés sales et aux manteaux noirs.
Je repense à Lui. Loin, très loin, trop loin. Lecture analytique? Non merci. Exposé sur la figure de l'artiste? Non merci. 2 + 2? Quatre. Envie d'écrire, de plumer mon âme, de photographier et de créer. De voler, de connaître, de partir et tous vous abandoner, de rejoindre le soleil et la chaleur sur les épaules. Revenir après la tempette, après les flocons, les travaux et les leçons.
Je me suis levée ce matin. Les yeux me piquaient, s'écriaient face à ma lampe de chevet, réclamaient des heures de sommeil, d'obscurité et de rêve. Mon armoire se refermaient sur elle, ne voulait pas m'habiller. Ma brosse à dent grognait et le mirroir pleurait. Dans la cuisine, le frigo est vide. Mon pied gauche m'a sorti du lit sans que je puisse le stopper. Celia, on doit y aller! Je m'en vais à pied. Et me voilà partie dans mes converse, mes jeans et ma veste en cuir dans l'hiver prémature qui s'est installé autour de moi. Mes scils mouillés par mes larmes salées: Le vent transperce mes pupilles. Je me bat contre le froid qui persiste à me faire rentrer chez moi. Finalement, le métro arrive et je me retrouve à Hankar, le pas pressé j'arrive à l'école. Tout le monde est là et je suis de nouveau enfermée dans ma routine de tous les jours. Pas de sortie de secours.
Je ne sais toujours pas ce que ce blog va devenir, ce que je suis en train de faire mais je vous présente mon petit refuge.



The nocturnal bird ♥

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